La Suva confirme que la pression croissante qui existe dans le monde du travail, en termes de délais et de rendement, constitue un risque pour la santé, risque qu’il y a lieu de prendre au sérieux.
Onze experts internationaux se sont posé la question de savoir comment évolueront les conditions de travail au cours des vingt prochaines années et quelles seront les incidences de cette évolution sur la santé .Selon cette étude, le travail intellectuel continue à prendre le pas sur le travail physique (« dé-industrialisation ») et les exigences posées aux professions dites basées sur la connaissance augmenteront, parce que les personnes actives à tous les niveaux devront assumer de plus en plus de responsabilités (entrepreneuriales).
La cadence et la multiplicité des tâches sur le lieu de travail continuent d’augmenter, les informations doivent être reçues et traitées toujours plus vite, les décisions prises dans des délais de plus en plus courts. La plupart des gens s’accommode du stress sans s’y opposer. Conséquence: les personnes souffrant de dépression ou d’épuisement professionnel (burnout) sont de plus en plus nombreuses. La Suva part de l’idée que d’ici à 2030, les maladies psychiques et neurologiques auront augmenté de 50% – par conséquent, le nombre de maladies psychiques, dues aux conditions de travail, dépassera celui des maladies physiques.
Source : SUVA « prospective 2029 »
